mercredi 27 janvier 2010

Celle qui avait loupé le coche

Vous ne vous êtes jamais dit que, peut-être, l'Homme De Votre Vie vous était passé sous le nez et ce, sans que vous le sachiez ou ayez pu faire quoi que ce soit pour le retenir un peu ? Moi si, je me suis faîte la réflexion l'autre jour quand je mangeais ma salade à la fac en face d'un beau ténébreux (pas toi Solène, le mec derrière). Il était tellement trognonrhalalaj'enferaibienmon4h que, quand j'ai du partir, je me suis presque effondrée à l'idée que je ne le verrai sans doute plus jamais. Et là, PAF ! Comme une évidence, je me suis dit, "Cindy, c'était peut-être l'Homme De Ta Vie !". J'avais une envie folle de retourner au resto et de lui rouler un patin à le faire tomber de sa chaise. Mais j'ai pas pu parce que j'avais envie de faire pipi et après y'avait partiel.

Alors, je me suis dit encore : "Cindy (c'est comme ça que je m'appelle), combien de fois, à cause d'une chose ou d'une autre, as-tu raté l'Histoire d'Amour avec un grand H et un grand A ?".

C'est dingue, s'il le faut, l'Homme De Ma Vie, c'était le type croisé dans le métro alors que je faisais mon autiste avec ma musique dans les oreilles (et en bougeant les lèvres et en tapant du pied en rythme, la tehon, quoi). Ou le mec en amphi pendant que je baillais à me décrocher la mâchoire parce que socio après mangé, c'est indigeste. Ou le gars au restaurant pendant que je faisais tomber ma fourchette par terre puis ma petite cuillère comme si j'avais de la merde dans les doigts. Ou encore l'homme croisé au hasard d'une rue alors que j'avais mal boutonnée mon manteau. L'HDMV était peut-être là, à portée de main et je me suis ridiculisée. Et en plus, impossible de le retouver pour lui dire qu'en fait, dans la vraie vie, je suis pas vraiment comme ça. Pas vraiment. C'est terrible.

En fait, peut-être que l'HDMV, c'est une star. Et par conséquent, je ne l'ai jamais rencontré. Et encore plus par conséquent, Il est inaccessible (avec le I majuscule comme si c'était Dieu). Allez savoir si mon âme soeur, la prunelle de mes yeux, ma moitiée, mon coeur, n'est pas un acteur ou un chanteur mondialement connu. S'il le faut, il habite L.A ou N-Y et alors, impossible de le croiser ou de lui dire "bonjour mon amour, faisons connaissance" parce qu'Il aura des gardes du corps. Et en plus, peut-être qu'Il a une femme et des enfants. Ou qu'Il est un plus vieux que moi, genre 40 ans. Peut-être que mon amant et mari spirituel s'appelle Simon Baker, Pete Doherty, Jude Law, Johnny Depp, Robert Pattinson, Hugh Grant... Et y'aura toujours de grandes barrières entre nouuuus ! C'est trop terrible.

Mais le pire quand même serait que l'HDMV soit déja décédé. Genre, je suis pas née à la bonne époque et lui il a déja bien vécu et paf, il meurt, me laissant seule et désoeuvrée, persuadée que je ne trouverai jamais plus fabuleux que Lui. Genre, peut-être que l'HDMV c'était Joe Strummer (ce dont je suis même certaine). Impossible d'allez voir du côté de sa descendance, il n'a eu que des filles. Rien à faire donc pour l'atteindre un chouia. Il ne me reste que mes yeux pour pleurer. Pourquoi que je suis pas née dans les années 50, ouh ouh ouh (les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone) ? C'est même plus terrible, là, c'est infernal.

Enfin, comme disait Kimya Dawson, une fille vachement inspirée et qui me fout le moral à zéro: "If I'm a spinster for the rest of my life, my arms will keep me warm on cold and lonely nights".

Super encourageant.


A écouter : "A-Punk" - Vampire Weekend
(Pic by Dae-Mon1 on Deviantart)

samedi 23 janvier 2010

Celle qui avait été crucifiée sur l'Autel du Meuble

Samedi dernier, j'ai été chez Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd, un pote suédois qui a des magasins de meuble un peu partout dans le monde. Un super pote, peut-être même mon meilleur ami.

Figurez-vous que j'avais besoin d'un nouveau lit. MALM m'a grave tapée dans l'oeil alors ma maman a décidé de me l'offrir (parce que j'ai pas d'argent, vous comprenez. J'aime bien faire la miséreuse, histoire qu'on me plaigne un peu) et on se l'est fait livrer.

Je savais très bien que chez IKEA, les meubles était en kit pour un gain de place et de coût, ce que je trouvais très honorable vu que ça se ressent quand on passe en caisse. Donc j'applaudissais : bravo Ingvar ! Jusqu'au moment où j'ai vu qu'un lit, ça représentait 6 gros cartons. Là, j'ai arrêté d'applaudir, j'ai senti que j'aurai besoin de la validité de mes deux mains.

En effet, pendant près de 4h, mes mains n'ont pas eu de repos. Ma tête non plus d'ailleurs. Les plans d'Ingvar ne sont pas compliqués mais disons qu'un minimum d'attention et d'imagination sont requises. Imaginez un peu un lit tout fait. Imaginez maintenant que vous démontez toutes les pièces. Vous visualisez l'horreur, le désastre ? Et j'ai presque pas pleuré.

Armée de courage, de vis et de tournevis, j'ai endossée l'uniforme de Bob le Bricoleur. J'ai cloué du chêne, vissé de la vis, martelé de la planche, mis en place les 25 lattes, jointé, briqué,... Bref, Mr Bricolage, c'était moi.

Mais enfin, là où je voulais en venir, c'est que, quand même, je suis une fille sans muscles et sans force aucune et que par conséquent, j'ai eu mal partout après. Surtout aux mains. J'avais les stigmates de Jesus. Jesus, l'homme à tout faire portugais. C'était terrible, j'avais des ampoules et même que c'était dur de plier les mains et j'avais même mal aux muscles (que je ne possède pas) des avant-bras.

Pour conclure, je dirai qu'IKEA, c'est top pour la beauté des meubles (nan mais t'as déja vu la bibliothèque BILLY ?), le faible coût de produits nécéssaires (la chaise en plastique pliante à 4,90 euros, c'est suffisant), le bon goût des plats en restaurant (le risotto végétarien et les macarons géants à la fraise sont à se rouler par terre - ou dans un lit en expo qui a l'air trop confortable). Par contre, un jour, si je dois meubler mon appartement (ou mon château si je gagne à l'Euromillion), je louerai les services d'un Sven, un bricoleur suédois. Ben quoi ? C'est mieux un Sven qu'un Jesus, non ?

N'empêche que mon lit maintenant, j'y suis fourrée dès que je rentre chez moi. En plus, avec la housse de couette imprimée Liberty que j'ai choisie, ma chambre on dirait un peu la cabane en bois des Ingalls. Appellez-moi Laura. Laura Ingalls Kamprad.


En écoute : "See no evil" - Television.
(Pic by Live Bohemian on Flickr)

vendredi 15 janvier 2010

Celle qui se trouvait obsessionnelle

La dernière fois, j'écoutais parler Rachel et Ross (...) et elle lui disait qu'il était obsessionnel. Ca m'est resté dans la tête (comme une obsession) et je me suis posé la question à savoir si à moi aussi on pourrait me reprocher ça.

Ben ouais en fait, et pas qu'un peu. C'est quasiment alarmant même. En comptant tous les sujets et/ou personnes pour qui, tout à coup, je m'étais prit de passion, j'ai presque eu peur. Presque.

Je ne saurai dater le début de ces obsession toutes aussi diverses les unes que les autres. Peut-être devrions-nous commencer à partir de ma tendre enfance où je regardais en boucle la même k7 de Tom & Jerry au grand dam de ma mère... ?

Enfin, tout ce que je sais c'est que dès qu'un sujet me passionne, je deviens boulimique de l'info, hystérique de la photo rare, névrosée du dvd et cd, épileptique de la vidéo inconnue jusqu'alors. Une malade, quoi. J'ai besoin de TOUT connaître, de TOUT voir, de TOUT contrôler ! Bon, faut pas pousser, non plus...

Il y a eu l'Italie et Rome, Charlie Chaplin, Blink 182, Sid et Nancy, Londres, Joe Strummer et The Clash, le Bloody Sunday, Jude Law, Charmed, Billy Elliot, le punk, les années 20, l'Inde, Ian Curtis, The Thermals, Jack l'Eventreur, "Evil" d'Interpol, Bridget Jones... Certains dates d'une époque révolue alors m'emmerdez pas, ok ?

Alors certes, me direz-vous parce que vous avez un peu de jugeote, au moins, je suis calée sur pleins de sujets, je suis culturée, comme disait une fille de ma classe de 2nde qui, elle, ne l'était pas. C'est vrai. Il m'est arrivé plusieurs fois de répondre à des questions à Qui veut gagner des millions ? grâce à mon savoir abyssal. Mais dans la vraie vie, ça sert à quoi ? Tu crois que je vais pouvoir sortir tous les jours que Charlie Chaplin était né en 1889, que Nancy Spungen était schizo et Michel-Ange homo ?

Non, non, les obsessions sont dangereuses pour la santé et pour la vie sociale.

La santé parce qu'on s'épuise à chercher tout ce qu'on ne sait pas encore, on se fait mal aux yeux en passant des heures sur internet, mal à la tête en lisant des gros pavés, mal aux doigts aussi (t'as jamais eu de crampe à la main à force de taper sur le clavier toi peut-être ?). Bref, on s'use mentalement parce qu'on pense beaucoup beaucoup à ce qui nous passionne et ça, c'est MAL.

Encore plus mauvais pour la vie sociale parce qu'on s'isole (tu fais tes recherches en discutant avec tes amis ? "Dis, tu connaîtrais pas le nom de la petite amie du frère au premier batteur de Blink ?"). Puis tes obsessions, elles vont vite commencer à gonfler tes amis ou tes proches. Mes amis et ma famille peuvent en témoigner, je dois être d'une lourdeur épouvantable quand je commence mes phrases par : "Quand j'étais à Londres..." ou 'Tu savais que Joe Strummer...". Un vrai boulet.

Dernière obsession en date : Ian Curtis, le chanteur de Joy Division. Ca m'a prit comme une envie de pisser, j'avais besoin de connaître sa vie en détail. Ca m'a même donné envie de me faire tatouer la pochette de Unknow Pleasures (en plus de The Future is unwritten dans le bas du dos... si vous me copiez, je vous tue). Ma mère sera même pas surprise, elle est trop habituée à sa folle furieuse de fille.

En écoute : "She's lost control" - Joy Division

dimanche 10 janvier 2010

Celle qui en avait marre de la neige

"Aujourd'hui, les vastes plaines ont revêtues leur manteau hivernal et éphémère. Etendues blanches, silencieuses et glaciales où le temps semble s'être arrêté..."

J'aurai pu continuer longtemps comme ça si la neige avait été mon amie (et si j'avais été une vraie poétesse du siècle dernier). Mais comme vous l'aurez comprit, snow is not my cup of tea.

Bon, j'avoue, c'est beau. Les flocons qui tourbillonnent, la blancheur immaculée,... (je trouve rien d'autre à dire, pardon).

Mais franchement, pourquoi elle est tombée hier, cette salope ? Et toute la journée en plus ! Ca n'aurait pas pu arriver vendredi, non ? Vendredi où j'avais 2h de conduite et auxquelles je n'avais pas du tout envie de participer parce que a) c'était à 8h, b) il faisait nuit, c) il faisait froid et d) j'étais trop bien dans mon bunker de couettes et coussins. Ben non, rien, que tchi, nada, nothing, niente, pas un flocon. J'ai du me taper des créneaux et des rangement en épis en marche arrière.

Et , comme par hasard, hier, samedi 9 janvier, alors que j'avais prévu d'aller à Auchan faire les soldes, je me suis reveillée avec 12 cm de neige qui attendait bien sagement derrière les volets. J'ai presque hurlée de désespoir en voyant qu'elle avait décidée de ne pas s'arrêter de la journée. C'est la première fois que je voyais ça... Chez moi, on se serait cru dans un chalet en Savoie (la fondue et la cheminée en moins). "Et c'est ainsi que j'ai regardé les flocons s'amonceller sur les pulls et jeans que je ne pourrai pas acheter...". La Haine, quoi. De pas sortir, j'ai senti que j'allais devenir marteau alors, sous le prétexte fallacieux d'acheter de la farine au blé noir pour des crépes salées dont j'avais follement envie mais enfin bon je vais pas vous raconter ma vie non plus, je suis parti under the snow, couverte jusqu'aux bouts des cuticules. Très dangereux car très glissant. Et le prrrft prrrft des pas qui crissent, ça va un moment, hein. Puis ça a failli abîmer mes bottes en plus.

Et, encore une fois, comme par hasard, la neige fond aujourd'hui. Aujourd'hui où je n'ai rien à faire. Tant qu'à nous faire chier, elle aurait au moins pu rester jusqu'à demain, non ? J'ai pas une envie follichonne d'aller en cours, moi. Surtout avec -8 °C. En plus, la neige qui fond, ça fait dégueulasse, y'a de la boue partout, ça révèle des cadavres de chats prit dans les glaces (j'déconne ! Encore que...) et ça mouille les pieds comme si ont était dans les rizières chinoises.

Donc, récapitulons, que la neige tombe ou que la neige fonde, elle me fait... ? CHIER ! Bravo !

En écoute : "Slow life" - Grizzly Bear (Pic found on Tumblr)

dimanche 3 janvier 2010

Celle qui avait prit des (bonnes) résolutions

Ouiiii ! C'est la fêêêête ! On a changé d'année ! Certes, ça fait 4 jours, mais j'ai le droit de m'en réjouir encore, non ? Ne me cassez pas mes ardeurs, mes amis. Commençons bien 2010. Donc comme je le disais par-là (==>) je ne souhaite que bonheur et santé qu'à ceux que j'aime. Dont toi, lecteur assidu...

Bon, ma bonne humeur et mon envie de sauter partout s'arrêtent là parce que a) je ne suis pas gogole et b) les cours reprennent. Ah oui, de suite, ça calme, hein. Ca ne me dérange pas vraiment de retourner en amphi (j'ai juste l'impression qu'on va m'arracher les intestins et broyer mon estomac, c'est tout); c'est surtout que ça va me gaver d'entendre "Bonne année ! Bonne santé ! Bla Bla Bla !" et même par les profs... Ne devrions-nous pas souhaiter nos voeux qu'à ceux qu'on apprécie vraiment, ceux qui comptent, ceux qui, s'ils n'étaient plus là, nous manqueraient à nous arracher les cheveux ? Alors que certains, tu ne leur veut pas de mal mais enfin, tu t'en foutrai un peu s'il lui arrivait une tuile. Faîtes pas les gens choqués derrière vos ordis, on n'est pas tous Mère Théresa. Moi, j'aime mon prochain mais jusqu'à un certain point.
Et retourner vers tant de faux-culs, ah, je me meurs !

Mais la nouvelle année est aussi synonyme de bonnes résolutions ! J'y avais réfléchi quelques semaines avant déja, pour voir si c'était franchement réalisable. Oui, ça l'est et c'est maintenant en exclusivité mondiale que je vais vous les délivrer (roulement de tampour, coup de cymbale) :

1 - Je ne mangerai plus de viande ! Je serai plus végétarienne que végétarienne. C'est même pas une lubie, c'est juste que la viande saignante me donne envie de rendre mon p'tit déj alors qu'avant, j'aurai tué pour un morceau de beefsteack. Maintenant, c'est ma mère qui fait une drôle de gueule quand elle me voit trier les lardons dans mes lentilles.

2 - Je vais voir le maximum de villes et de pays inconnus ! Je vais prendre mon sac à dos et je vais parcourir le monde tel le Guide du Routard (la moustache et la dégaine hippie en moins) et je vais m'émerveiller et je vais rencontrer plein de gens fantastiques et je vais avoir plein de paillettes dans les yeux et il va m'arriver plein de conneries... Mais je m'en fout parce que je suis liiiiibre !

3 - Je vais obtenir mon permis ET mon BAFA ! Oui, lecteur, tu m'as bien lu, je vais tenter l'impossible (surtout pour le permis). Je vais avoir ce putain de papier rose qui me fait tant défaut depuis toutes ces années et je vais être tellement contente que dans la foulée, je m'achèterai la Fiat 500 (les nouvelles, hein, pas les pots de yaourt) avec l'argent que j'aurai gagné dans les colos et centres aérés grâce au BAFA. Tu vois l'organisation un peu ?

4 - Je vais déménager ! Adieu Toulouse ! Adieu Haute-Garonne ! Je ne vous regretterai pas ! M'en aller voir l'océan, le sable, la verdure, mes oncles, la nouvelle maison... Espoir, toujours !

5 - Je vais enfin arriver à 45 kg ! Oui, tout est possible, tout est réalisable ! Quitte à perdre une côte.

6 - Je vais avoir des notions de russe et d'hindi. Ouais, c'est ce que j'ai décidé même si c'est vachement dur. Pourquoi ?, me demanderez-vous. Parce que j'ai bien l'intention d'allez voir les russes et les indiens un de ces jours et que j'aimerai pas avoir l'air d'une conne en demandant mon chemin (ou en demandant l'hôpital le plus proche à cause d'une indigestion).

Réalisables, j'vous dit...

En écoute : "Death or Glory" - The Clash
(Pic by KK+ on Flickr)

jeudi 17 décembre 2009

Celle qui avait vécu la Grève

Si y'a bien un truc que je ne supporte pas, c'est qu'on me contrarie. Dans mon dernier post, je me plaignais (comme d'habitude, je ne suis qu'une geignarde) qu'il faisait beau et chaud en décembre et que c'est pas normal et blablabla et COMME PAR HASARD maintenant, il fait un froid glacial tellement qu'on se croirait limite à Minsk. Faut toujours qu'on me contrarie ! Dingue ça... Mais enfin, là n'est pas le sujet de cet article. Enfin si, un peu, mais ne chipotez pas, vous m'énervez.

Mardi, j'ai réussi à me traîner hors de ma tannière -ma maison - avec un courage qui n'appartient qu'à moi. Deux écharpes, un manteau boutonné jusqu'aux yeux, une paire de gant et deux paires de chaussettes + Dr Martens plus tard, je suis passé à la médiathèque ainsi qu'à la Poste avant de courir (ahah) jusqu'à la fac où m'attendait mon cours de socio-que-j'aime-parce-que-le-prof-est-trop-sympa-et-même-que-c'est-intéressant-sans-rigoler. Et comme ce prof, dont je ne connais pas le nom et que nous appellerons Cheveux Grisonnants pour nous comprendre, c'est trop une bonne pâte et qu'il voyait qu'on se pelait les noix que nous ne possédons pas, il nous a laissé filer à 17h35. Une vraie crème, j'vous dit.

Ben si j'avais su ce qui allait se passer, j'vous jure que je ne serai pas sorti de ma grotte !

Je me hâte vers le métro, vite, vite, la maison, me dis-je dans ma tête. Quand soudain, mon pas se ralentit en voyant beaucoup de monde amassé devant le métropolitain. Mais que se passe-t-il, osais-je demander en balayant rapidement l'idée saugrenue qu'il pourrait y avoir une grève. Comprenez, je suis fatiguée, j'ai froid, je veux mon lit et ma soupe, le métro marchait très bien à 15h, peuvent pas faire grève ! Ben si.

Les bâtaaaards !, crie-je à l'intérieur de mon petit être. Nooooon, pleurniche-je encore. Solution de secours : le bus 13 qui doit me mener jusqu'aux Arènes. Puis de là je prends le 14 et hop!, je suis à la gare routière pour prendre mon bus. Fingers in the nose. Un brin confiante, je me dirige vers l'arrêt.

Aaaaah !, crie-je de nouveau en voyant quelques 500 personnes attroupées sur le trottoir, sous l'abri bus et même sur la route. Un bus 13 arrive. Cohue générale ! On se bouscule, on hurle, on se dispute, on se croirait un peu un jour de soldes chez Jennyfer sauf que là, y'a des mecs et ils sont féroces en plus. Je reste ainsi prostrée pendant plus d'une demi-heure, transie de froid (limite que mon nez tombe) pendant que 3 bus me passe devant et que les fous furieux se jettent sur les portes quitte à se faire prendre en sandwich, on aurait dit un mauvais remake de Land of the Dead. Le 4ème, je fais comme tout le monde, je pousse, j'en ai ras le cul, je devrai déja être en partance pour mon petit ville rural entrain de lire mon Elizabeth George.

Je monte, je suis libre !! J'ai presque envie de narguer ceux qui sont encore dehors mais je ne le fais pas parce que je suis bien élevée et que je me soucie de mon prochain (dans la limite du raisonnable). Je suis collée à d'autres personnes, c'est cool, on se tient chaud. Ce que j'aime bien dans ce genre de situation de merde, c'est que les gens ne font pas QUE râler. En fait, ils sont tellement à bout de nerfs qu'un rien les fait rire. J'ai choisi le bus le plus pourri (eh oui sinon c'est pas rigoloooo !) qui met 5mn avant de partir parce que les portes marchent plus, qui s'arrête tous les 200m et qui cale. Ouais, la lose mais j'en rigole avec mes compagnes de galère que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Oh ! Un bus n°13 nous dépasse ! Oh ! Encore un autre ! : "Tu crois qu'ils font une course de bus ?". Le bus cale, le chauffeur ne redémarre pas : "Il a fait un arrêt cardiaque ou quoi ?" - "Est-ce qu'il y a un chauffeur dans le bus ?!". Le feu passe au vert, on n'avance pas. "C'EST VEEERT !!". Un gosse tousse (crache ses tripes en fait), regards affolés dans la foule : "Demain on est tous malade !" - "La mère nous a affirmée qu'elle n'avait pas la grippe A". Coup de téléphone : "Ouais, ch'uis dans le bus là... Ouais on a 2km encore. Je devrais être là dans une demi heure". Tellement de monde que les vitres sont embuées : "Ils pourraient pas arrêter de respirer qu'on puisse voir où on est ?!".

Bref, après moultes péripéties, arrivée aux Arènes à 19h15. Heureusement ma maman a eu la grande bonté de venir me chercher pas loin. J'étais au chaud à 20h20. C'est un bon timing depuis 17h35, non ?

N'empêche, on est tous tombé d'accord, si on tombe sur un membre de Tisséo (la compagnie de transport de Toulouse), on le bute ! Et on regardera pas s'il était en grève ou pas !

A écouter : "Oh Lord ! When ? How ?" - The Hives
A voir : Twilight 2 New Moon (ouiiii)

jeudi 10 décembre 2009

Celle qui voyait arriver Noel

Il serait temps de faire sa liste pour le Père Noel, non ? On est déja le 10 et... je suis sûre que vous l'avez déja faite, vous. Et que même, peut-être, les cadeaux attendent déja bien cachés au fond des placards sans que vous le sachiez. Bon ben c'est loin d'être mon cas, hein, je vous l'annonce tout de suite.

Primo, j'ai tellement pas l'impression que c'est bientôt les Fêtes que forcément, je ne vois pas l'utilité de marquer sur une feuille ce que je veuzéjéxige - souhaiterai - avoir pour Noel.

C'est vrai, il ne fait même pas froid, pas de vent glacial qui te font ressortir les moufles et le cache-nez, pas de froid mordant qui te fait soupirer d'aise à chaque fois que tu rentres dans un endroit surchauffé, pas de fraîcheur au point de te coller au radiateur quitte à te brûler gravement les fesses (expérience vécue)... 10 décembre 2009, 15°C, bienvenue à Toulouse.

Sans compter ça, je ne trouve pas les décorations superbes et certainement pas nombreuses. Il n'ya pas d'excitation palpable, pas de senteur de marrons grillés, pas de musique dans les rues, les gens font la gueule et sont désagréables.

A moins que ça soit moi qui ai perdu toute cette joie enfantine ? Y'a pas de quoi s'émerveiller, en même temps.

Mais bon, je dois me sacrifier (...) et la faire cette fameuse wish list. Bon, en tête : un voyage. Ben quoi ? C'est bon, j'ai le droit de rêver, hein. J'ai le droit de penser - de fabuler - qu'en me levant (très tôt) le matin du 25 décembre, je trouverai au pied du sapin une simple enveloppe avec marqué "Joyeux Noel Cindy" et j'ouvrirai et je verrai des billets d'avion pour une destination telle qu'Helsinki, Dublin ou San Francisco et là, je ferai une syncope et quand je me réveillerai je crierai "oh-bon-dieu-de-merde-c'est-pas-possible-que-jésus-marie-joseph-et-boudha-m'en-soient-témoin-fichtre-de-foutre !". Et je crierai encore très fort avant de faire un nouvel arrêt cardiaque parce que je serai très excitée. Comme je dis, le rêve est encore la seule chose qui ne coûte pas un rond alors pourquoi s'en passer ?

Sinon, pour faire la material girl, j'aimerai bien avoir une montre (pour regarder s'égrener les heures qui nous conduisent vers le trou... Mais je plaisanteeeeuh !), une bague (que je mettrai à mon annulaire gauche comme ça je comprendrai mieux pourquoi certains goujats m'appellent parfois "Madame"), des fringues (parce qu'aussi dingue que celà puisse paraître, je n'ai plus rien à me mettre sur le dos... Appelez-moi Cendrillon), un parfum (parce que ça sent bon et pas parce que je pue, non, non), des dvd's à la pelle (pour parfaire ma déja très grande culture cinématographique) et des livres dont le tome 2 des tribulations palpitantes d'Edward et de Bellabeurk (oui, je les lis après chaque sortie de film. J'aime me faire souffrir. Oh oui, mords-moi, Ed !)... Bref, que des choses bassement matérielles.

Mais enfin, j'ai tout de même soulignée à ma maman (depuis approximativement 2-3 mois) que c'est le voyage qui me ferait le plus plaisir. Mais je crois que je commence à l'énerver là alors soyez mignons, offrez moi un billet d'avion. Même un aller simple, je prends.