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mardi 11 mai 2010
Celle qui, celle qui, celle qui...
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samedi 20 mars 2010
Celle qui revenait
C'est ainsi qu'armée de courage, de Rhinofluimicil et de mouchoirs (parce que je suis malade comme une chienne), je me suis rendue dans un immeuble design où les salles de cours ne s'appellent pas bêtement 1, 2, 3 ou A, B, C mais New York, Rome, Londres... Exotique, je vous dit.
Après une demi heure d'attente et une visite guidée de 5 mn parce que c'est petit quand même, nous nous installons, moi et deux concurents potentiel aux bonnes têtes de vainqueur, à Madrid pour ces fameux tests...
Parlez de 3 évènements d'actualité qui vous ont marqués cette semaine : Eh merde ! J'ai pas regardé Chazal hier !
Citez les départements de Midi-Pyrénée : Haute-Garonne, Gers et euh... c'est tout ?
Quel est le pays dont la capitale est Libreville ? : C'est en Afrique, non ?
Quelle est la monnaie en Russie ? : le Kopek !!
Combien de millions de touristes en France en 2008 ? : Tu veux pas que je te parle du taux d'inflation en Tchécoslovaquie en 1933 aussi ?
Quels sont les 3 derniers livres que vous avez lu ? : Ca le fait pas si je dis Mafalda, Generation Chaos et La fiancée de Bombay, hein ?
L'entretien s'est hyper bien passé, la directrice a vu que j'étais motivée, même si j'avais la morve au nez et la furieuse envie de bailler parce que je décrochais complètement de ce qu'elle me racontait. En même temps voilà quoi, je sortais de 4 semaines passées avec des monstres - des enfants - et j'étais sur les rotules.
Une semaine plus tard, j'ai reçu ma réponse. Je suis acceptée ! Ouaiiiis !
Ma joie a durée 2 minutes. Merde, je fais comment pour trouver 4 000 euros pour la payer, maintenant ?

CE BLOG N'EST PAS DECEDE !!
A écouter : "Mr Suit" - Wire
Pic found on DayDreamLily's blog
vendredi 5 mars 2010
Celle qui y voyait mieux, merci
Ca fait presque 21 ans que mes yeux sont défaillants et que, tous les 12 mois, je dois aller voir Mme P., mon ophtalmo préférée. Autant dire qu'elle me connaît par coeur. Du moins, ma cornée et mes pupilles... Mais c'est décidément toujours aussi chiant quand elle s'exclame : "Mais qu'est-ce qu'elle a grandi !!". Bientôt, elle dira "Mais qu'est-ce qu'elle a vieilli !!"... Ouais, ça nous rajeunit pas tout ça.
Si j'aime pas aller là-bas, c'est qu'il faut toujours attendre trois plombes dans une salle d'attente aux magazines Marie-Claire daté du 3/11/1997 avant de se diriger vers un cabinet sombre et qui sent le renfermé. En plus, elle a eu la lubie, il y a quelques années, de se prendre un chien avec elle pour se tenir compagnie. Sauf qu'il dort tout le temps. Et ça pue. Le temps semble s'être figé chez Mme P. Les appareils sont les mêmes, les posters avec vue en coupe du globe occulaire aussi. Je sais pas comment elle a évité la dépression...
Mais surtout ce que je déteste, c'est la consultation en elle-même. T'es assit à 5m du tableau où sont affichées les lettres et on te demande de lire, comme si, franchement, c'était possible de pas y voir flou. Et puis t'as l'air gogol quand tu récites en fronçant les sourcils, trop concentré : "M... X... E... Non ! F ! T... J ou G ?". J'aime pas non plus quand elle me fout sa lampe torche dans l'oeil, j'ai l'impression de perdre la vue et après y'a plein d'étoiles. Ni quand elle me triture les paupières. En plus, mon maquillage coule.
Mais là où ça devient insupportable, c'est quand elle me met sur le nez ces grosses lunettes réglables avec verres interchangeables. Je suis comme une môme, j'ai toujours envie de ricaner (je me mords l'intérieur des joues et tout). En même temps, j'imagine fort bien la gueule que j'ai avec et y'a de quoi pleurer de rire. "C'est mieux avec celui-là (changement de verre) ou celui-ci ?" - "C'est pareil"... Je suis sûre qu'elle en a marre de moi.
La dernière fois, j'ai carrément perdu le contrôle. Faut dire qu'elle a serrée tellement fort les montures que les carreaux se sont écrasés contre mes yeux, de sorte que je n'y voyait foutrement rien et qu'en plus, ça me tordait les cils (t'imagines la violence de la femme, t'sais, elle s'est acharnée). J'ai explosé de rire, of course. Pour garder mon sérieux, j'ai du me concentrer sur son haleine putride. Y'a rien de mieux pour faire la gueule.
Enfin, mon ophtalmo, elle est pas cool. Un jour, elle m'a virée du cabinet. Tout ça parce que je me moquais de mon frère et de ses lunettes rondes toutes pourries qui te font une tête de demeuré.

En écoute : Annie - "It's a hard-knock life"
Pic found on Day Dream Lily's Blog
dimanche 21 février 2010
Celle qui était mono (c'est de laaa racaaiiille, ça fume, ça boit et ça ne fout riiien !)
Déja, ils sont bourrés d'énergie. Ils sautent partout : "Alors on dirait que par terre, c'est de la lave, et il faut sauter sur les cailloux (les coussins) pour pas tomber dedans et après, on vivrait sur des rochers (des poufs)". Ils crient tout le temps pour n'importe quoi : "MAIS NOOOON ! Y'A PAS CLEM'S ! T'AS TRICHEEEE !". Ils courent à n'en plus finir : "Cindyyyy ? Tu joues avec nous à Epervier sortez, la balle au camp, trap-trap, 1-2-3 soleil ?". Sans compter le balancement sur les chaises, les jeux où il faut être rapide, les courses après les avions en papier qui volent... En 5 jours, je me suis rendue compte que j'avais beau être petite dans ma tête, mon corps refuse de suivre.
Puis les mômes, ça a toujours besoin d'être surveillé. C'est comme le lait sur le feu, t'as pas le temps de t'asseoir et de dire ouf que t'en a déja une qui a attrapé une paire de ciseaux Maped pour se tailler la frange. Ainsi, en quelques heures, j'ai évité des fracassages de crâne, des branches dans les yeux, de la peinture sur les manches...
C'est horrible quand on y pense parce que moi, je déteste qu'on me donne des ordres et j'aime pas vraiment en donner. Mais ce ne sont pas des enfants, ce sont de vraies crapules, des monstres qu'il faut dresser avant qu'ils te bouffent. Là dernière fois, j'étais tellement énervée quand un gosse de 10 ans m'a sorti "Aboule les pâtes !" en tendant son assiette, que je lui ai presque crié "Wouuuooow ! Ch'uis pas ta pote !". Comme une racaille, t'sais. Je sais même pas où je suis allé le chercher...
En 5 jours, j'ai prit 10 ans dans la gueule. Ils me fatiguent, ces mômes...
Et puis bon, la vérité sort TOUJOURS de la bouche des enfants, hein. On m'a dit que j'étais belle, que mes cheveux étaient doux, que je sentais bon, que j'avais l'air plus jeune que mes 21 ans, que j'étais trop sympa et "Cindy ? Tu te mets à côté de moi dans le bus ? Et tu manges à ma table ?". C'est décidément plus agréable que les regards mornes dans le métro direction Mirail Université.
Ouais, en fait, les enfants, c'est cool. Sauf quand ils m'ont sorti que mes piercings étaient moches.

En écoute : "Don't look back in Anger" - Oasis.
(Pic by Kellery)
dimanche 14 février 2010
Celle qui n'avait pas de coeur, pas de sentiments, pas d'amour
Moi, je suis bien toute seule. Les garçons m’énervent. Ne vous méprenez pas, les filles aussi.
Toute seule, j’ai la liberté de mouvement. Hyper important, pour ne pas dire primordial. Pas besoin de dire qui je vois, quand, comment, mais où est donc ornicar ? J’ai pas la Gestapo au cul (« Nous safons les moyens de vous fairrre parrrler ! ») et c’est franchement jouissif.
Je n’ai pas non plus besoin de me taper des trucs horribles à la télé comme le catch ou la Formule 1. Je n‘entends pas « Mais chérie, y’a Stade Toulousain - Castres ! », auquel je devrai répliquer : « Regarde Zone Interdite, t’auras l’air moins con devant ». C’est moi la maîtresse de la télécommande d’abord.
Et pour la St Valentin, l’anniversaire, Noel, la fête des patrons, des secrétaires, du parfait petit copain, je n’ai pas besoin de me torturer trois mois à l’avance pour savoir ce que je vais lui offrir. Le pull Celio, la gourmette argent Marc d’Orcel, le dernier cd -navet - de David Guetta,… ? Merde, mais y’a pas le choix pour les mecs !
Comme je suis seule, je ne culpabilise pas de ne pas m’épiler les gambettes tous les 31 du mois, ni d’engloutir une tablette de chocolat, ni de ne pas me maquiller le dimanche pour-laisser-respirer-la-peau, ni d’avoir un pyjama avec des nounours bleus ou encore d’avoir la tête de Susan Boyle (en un peu mieux quand même) quand je me réveille.
Mais ce que j’adore encore plus, moi, c’est que je peux faire tout ce qui me passe par la tête, y’a personne pour me juger. Je suis du genre de fille - folle - qui, tout d’un coup, sans raison apparente, se met à faire une danse connue d’elle seule (composée de saut sur place et force gestes amples des bras), ou chanter d’une voix suraiguë en hindi (« Nimbooooooooda ! »), ou rigoler à se faire pipi dessus en repensant à un truc (« C‘est quoi, Couture ? »)...
« I’m free like a river ! », chantait mon pote Steevy (Wonder s’entend). « And I like it rough» aurait continué Lady Gaga, ma référence culturelle ultime.
Bien sûr, avoir un copain représente plein d’avantages que je ne vous détaillerai pas parce que j’ai pas envie de déprimer.

(Pic by Jordan Smith)
mercredi 10 février 2010
Celle qui était la maîtresse (bien) cachée de Simon Baker

dimanche 7 février 2010
Celle qui devrait s'appeller Soeur Cindy
Comme hier, par exemple. Deux femmes nous ont sautées dessus, à Bam et moi, alors qu’on cherchait un endroit à Toulouse où refaire le monde. «Blablabla étude de marché ! Blablabla yaourt à la fraise ! Blablabla 5mn !». Et moi, bonne sœur que je suis : « Bon, ok… ». J’avais pas spécialement envie, hein. Mais je me suis dit : « Les pauvres quand même, c’est un boulot ingrat, tout le monde leur dit toujours non alors je vais faire ma B.A du jour, j’accepte». J’ai embarqué Bam dans ma mésaventure, of course. C’est en montant dans un immeuble à l’aspect coupe-gorge que je me suis dit « T’es con, Cindy. T‘es très con. Tu vas peut-être te faire assassiner pour une sombre affaire de yaourt». Et je suis tellement gentille que j’ai même accepté de goûter du bout de la langue (« Ch’uis sûre qu’il y a de l’arsenic et je vais mouriiir... ») et même de donner mon identité.
Un jour aussi, à un mec dans la rue qui me parlait d’une assoc’ avec des gosses qui font des courses de vélo, j’ai donné 2 ou 3 euros. Je trouvais ça mignon et puis il m’avait dit qu’il vendait des barres de nougat. « Merci, mademoiselle ! », dit-il en s‘éloignant. J’ai pas eu ma barre de nougat.
La dernière fois, un type m’a demandé 40 cents (ouais, il a dit « cents » à l’américaine) pour un ticket de métro. Bonne poire, je lui file 50 Cents (t’as comprit le jeu de mot ?). Même pas merci, ni merde, ni mange. Quel connard.
Et je n'oserai calculer le nombre de fois où j’ai signé des papiers dans la rue pour les orphelins de je sais pas où, les réfugiés de par là-bas et les gamins de la cité Machin.
C’est sans compter aussi quand, sans réfléchir aux éventuelles conséquences désastreuses, ma bouche dit « Tu veux que je... ? » alors que mon cerveau crie « NOOOOON ! TA GUEULE CINDY ! NE PROPOSE RIEN !». Y’a une mauvaise connexion. Et je me retrouve invariablement à faire des trucs alors que j‘ai pas envie. Genre pas plus tard que tout à l’heure, j’ai proposé à ma mère de nettoyer sa voiture (t'imagines un peu la connerie de la fille, quoi). Deux secondes après, le nez dans la poussière, j’ai réalisé le coût de l’opération et j’ai pleuré : « Mais pourquoi est-ce que je suis con à ce point-làààà ??!"
L'expression "Trop bon, trop con", c'est moi qui l'ai inventé. C'est clair.

En écoute : The Slits - "Shoplifting"
(Pic found on Day Dream Lily's blog)
mercredi 27 janvier 2010
Celle qui avait loupé le coche

A écouter : "A-Punk" - Vampire Weekend
samedi 23 janvier 2010
Celle qui avait été crucifiée sur l'Autel du Meuble
Je savais très bien que chez IKEA, les meubles était en kit pour un gain de place et de coût, ce que je trouvais très honorable vu que ça se ressent quand on passe en caisse. Donc j'applaudissais : bravo Ingvar ! Jusqu'au moment où j'ai vu qu'un lit, ça représentait 6 gros cartons. Là, j'ai arrêté d'applaudir, j'ai senti que j'aurai besoin de la validité de mes deux mains.
En effet, pendant près de 4h, mes mains n'ont pas eu de repos. Ma tête non plus d'ailleurs. Les plans d'Ingvar ne sont pas compliqués mais disons qu'un minimum d'attention et d'imagination sont requises. Imaginez un peu un lit tout fait. Imaginez maintenant que vous démontez toutes les pièces. Vous visualisez l'horreur, le désastre ? Et j'ai presque pas pleuré.
Armée de courage, de vis et de tournevis, j'ai endossée l'uniforme de Bob le Bricoleur. J'ai cloué du chêne, vissé de la vis, martelé de la planche, mis en place les 25 lattes, jointé, briqué,... Bref, Mr Bricolage, c'était moi.
Mais enfin, là où je voulais en venir, c'est que, quand même, je suis une fille sans muscles et sans force aucune et que par conséquent, j'ai eu mal partout après. Surtout aux mains. J'avais les stigmates de Jesus. Jesus, l'homme à tout faire portugais. C'était terrible, j'avais des ampoules et même que c'était dur de plier les mains et j'avais même mal aux muscles (que je ne possède pas) des avant-bras.
Pour conclure, je dirai qu'IKEA, c'est top pour la beauté des meubles (nan mais t'as déja vu la bibliothèque BILLY ?), le faible coût de produits nécéssaires (la chaise en plastique pliante à 4,90 euros, c'est suffisant), le bon goût des plats en restaurant (le risotto végétarien et les macarons géants à la fraise sont à se rouler par terre - ou dans un lit en expo qui a l'air trop confortable). Par contre, un jour, si je dois meubler mon appartement (ou mon château si je gagne à l'Euromillion), je louerai les services d'un Sven, un bricoleur suédois. Ben quoi ? C'est mieux un Sven qu'un Jesus, non ?
N'empêche que mon lit maintenant, j'y suis fourrée dès que je rentre chez moi. En plus, avec la housse de couette imprimée Liberty que j'ai choisie, ma chambre on dirait un peu la cabane en bois des Ingalls. Appellez-moi Laura. Laura Ingalls Kamprad.

En écoute : "See no evil" - Television.
(Pic by Live Bohemian on Flickr)
vendredi 15 janvier 2010
Celle qui se trouvait obsessionnelle
Ben ouais en fait, et pas qu'un peu. C'est quasiment alarmant même. En comptant tous les sujets et/ou personnes pour qui, tout à coup, je m'étais prit de passion, j'ai presque eu peur. Presque.
Je ne saurai dater le début de ces obsession toutes aussi diverses les unes que les autres. Peut-être devrions-nous commencer à partir de ma tendre enfance où je regardais en boucle la même k7 de Tom & Jerry au grand dam de ma mère... ?
Enfin, tout ce que je sais c'est que dès qu'un sujet me passionne, je deviens boulimique de l'info, hystérique de la photo rare, névrosée du dvd et cd, épileptique de la vidéo inconnue jusqu'alors. Une malade, quoi. J'ai besoin de TOUT connaître, de TOUT voir, de TOUT contrôler ! Bon, faut pas pousser, non plus...
Il y a eu l'Italie et Rome, Charlie Chaplin, Blink 182, Sid et Nancy, Londres, Joe Strummer et The Clash, le Bloody Sunday, Jude Law, Charmed, Billy Elliot, le punk, les années 20, l'Inde, Ian Curtis, The Thermals, Jack l'Eventreur, "Evil" d'Interpol, Bridget Jones... Certains dates d'une époque révolue alors m'emmerdez pas, ok ?
Alors certes, me direz-vous parce que vous avez un peu de jugeote, au moins, je suis calée sur pleins de sujets, je suis culturée, comme disait une fille de ma classe de 2nde qui, elle, ne l'était pas. C'est vrai. Il m'est arrivé plusieurs fois de répondre à des questions à Qui veut gagner des millions ? grâce à mon savoir abyssal. Mais dans la vraie vie, ça sert à quoi ? Tu crois que je vais pouvoir sortir tous les jours que Charlie Chaplin était né en 1889, que Nancy Spungen était schizo et Michel-Ange homo ?
Non, non, les obsessions sont dangereuses pour la santé et pour la vie sociale.
La santé parce qu'on s'épuise à chercher tout ce qu'on ne sait pas encore, on se fait mal aux yeux en passant des heures sur internet, mal à la tête en lisant des gros pavés, mal aux doigts aussi (t'as jamais eu de crampe à la main à force de taper sur le clavier toi peut-être ?). Bref, on s'use mentalement parce qu'on pense beaucoup beaucoup à ce qui nous passionne et ça, c'est MAL.
Encore plus mauvais pour la vie sociale parce qu'on s'isole (tu fais tes recherches en discutant avec tes amis ? "Dis, tu connaîtrais pas le nom de la petite amie du frère au premier batteur de Blink ?"). Puis tes obsessions, elles vont vite commencer à gonfler tes amis ou tes proches. Mes amis et ma famille peuvent en témoigner, je dois être d'une lourdeur épouvantable quand je commence mes phrases par : "Quand j'étais à Londres..." ou 'Tu savais que Joe Strummer...". Un vrai boulet.
Dernière obsession en date : Ian Curtis, le chanteur de Joy Division. Ca m'a prit comme une envie de pisser, j'avais besoin de connaître sa vie en détail. Ca m'a même donné envie de me faire tatouer la pochette de Unknow Pleasures (en plus de The Future is unwritten dans le bas du dos... si vous me copiez, je vous tue). Ma mère sera même pas surprise, elle est trop habituée à sa folle furieuse de fille.

En écoute : "She's lost control" - Joy Division
dimanche 10 janvier 2010
Celle qui en avait marre de la neige
J'aurai pu continuer longtemps comme ça si la neige avait été mon amie (et si j'avais été une vraie poétesse du siècle dernier). Mais comme vous l'aurez comprit, snow is not my cup of tea.
Bon, j'avoue, c'est beau. Les flocons qui tourbillonnent, la blancheur immaculée,... (je trouve rien d'autre à dire, pardon).
Mais franchement, pourquoi elle est tombée hier, cette salope ? Et toute la journée en plus ! Ca n'aurait pas pu arriver vendredi, non ? Vendredi où j'avais 2h de conduite et auxquelles je n'avais pas du tout envie de participer parce que a) c'était à 8h, b) il faisait nuit, c) il faisait froid et d) j'étais trop bien dans mon bunker de couettes et coussins. Ben non, rien, que tchi, nada, nothing, niente, pas un flocon. J'ai du me taper des créneaux et des rangement en épis en marche arrière.
Et , comme par hasard, hier, samedi 9 janvier, alors que j'avais prévu d'aller à Auchan faire les soldes, je me suis reveillée avec 12 cm de neige qui attendait bien sagement derrière les volets. J'ai presque hurlée de désespoir en voyant qu'elle avait décidée de ne pas s'arrêter de la journée. C'est la première fois que je voyais ça... Chez moi, on se serait cru dans un chalet en Savoie (la fondue et la cheminée en moins). "Et c'est ainsi que j'ai regardé les flocons s'amonceller sur les pulls et jeans que je ne pourrai pas acheter...". La Haine, quoi. De pas sortir, j'ai senti que j'allais devenir marteau alors, sous le prétexte fallacieux d'acheter de la farine au blé noir pour des crépes salées dont j'avais follement envie mais enfin bon je vais pas vous raconter ma vie non plus, je suis parti under the snow, couverte jusqu'aux bouts des cuticules. Très dangereux car très glissant. Et le prrrft prrrft des pas qui crissent, ça va un moment, hein. Puis ça a failli abîmer mes bottes en plus.
Et, encore une fois, comme par hasard, la neige fond aujourd'hui. Aujourd'hui où je n'ai rien à faire. Tant qu'à nous faire chier, elle aurait au moins pu rester jusqu'à demain, non ? J'ai pas une envie follichonne d'aller en cours, moi. Surtout avec -8 °C. En plus, la neige qui fond, ça fait dégueulasse, y'a de la boue partout, ça révèle des cadavres de chats prit dans les glaces (j'déconne ! Encore que...) et ça mouille les pieds comme si ont était dans les rizières chinoises.
Donc, récapitulons, que la neige tombe ou que la neige fonde, elle me fait... ? CHIER ! Bravo !

En écoute : "Slow life" - Grizzly Bear (Pic found on Tumblr)
dimanche 3 janvier 2010
Celle qui avait prit des (bonnes) résolutions
Bon, ma bonne humeur et mon envie de sauter partout s'arrêtent là parce que a) je ne suis pas gogole et b) les cours reprennent. Ah oui, de suite, ça calme, hein. Ca ne me dérange pas vraiment de retourner en amphi (j'ai juste l'impression qu'on va m'arracher les intestins et broyer mon estomac, c'est tout); c'est surtout que ça va me gaver d'entendre "Bonne année ! Bonne santé ! Bla Bla Bla !" et même par les profs... Ne devrions-nous pas souhaiter nos voeux qu'à ceux qu'on apprécie vraiment, ceux qui comptent, ceux qui, s'ils n'étaient plus là, nous manqueraient à nous arracher les cheveux ? Alors que certains, tu ne leur veut pas de mal mais enfin, tu t'en foutrai un peu s'il lui arrivait une tuile. Faîtes pas les gens choqués derrière vos ordis, on n'est pas tous Mère Théresa. Moi, j'aime mon prochain mais jusqu'à un certain point.
Et retourner vers tant de faux-culs, ah, je me meurs !
Mais la nouvelle année est aussi synonyme de bonnes résolutions ! J'y avais réfléchi quelques semaines avant déja, pour voir si c'était franchement réalisable. Oui, ça l'est et c'est maintenant en exclusivité mondiale que je vais vous les délivrer (roulement de tampour, coup de cymbale) :
1 - Je ne mangerai plus de viande ! Je serai plus végétarienne que végétarienne. C'est même pas une lubie, c'est juste que la viande saignante me donne envie de rendre mon p'tit déj alors qu'avant, j'aurai tué pour un morceau de beefsteack. Maintenant, c'est ma mère qui fait une drôle de gueule quand elle me voit trier les lardons dans mes lentilles.
2 - Je vais voir le maximum de villes et de pays inconnus ! Je vais prendre mon sac à dos et je vais parcourir le monde tel le Guide du Routard (la moustache et la dégaine hippie en moins) et je vais m'émerveiller et je vais rencontrer plein de gens fantastiques et je vais avoir plein de paillettes dans les yeux et il va m'arriver plein de conneries... Mais je m'en fout parce que je suis liiiiibre !
3 - Je vais obtenir mon permis ET mon BAFA ! Oui, lecteur, tu m'as bien lu, je vais tenter l'impossible (surtout pour le permis). Je vais avoir ce putain de papier rose qui me fait tant défaut depuis toutes ces années et je vais être tellement contente que dans la foulée, je m'achèterai la Fiat 500 (les nouvelles, hein, pas les pots de yaourt) avec l'argent que j'aurai gagné dans les colos et centres aérés grâce au BAFA. Tu vois l'organisation un peu ?
4 - Je vais déménager ! Adieu Toulouse ! Adieu Haute-Garonne ! Je ne vous regretterai pas ! M'en aller voir l'océan, le sable, la verdure, mes oncles, la nouvelle maison... Espoir, toujours !
5 - Je vais enfin arriver à 45 kg ! Oui, tout est possible, tout est réalisable ! Quitte à perdre une côte.
6 - Je vais avoir des notions de russe et d'hindi. Ouais, c'est ce que j'ai décidé même si c'est vachement dur. Pourquoi ?, me demanderez-vous. Parce que j'ai bien l'intention d'allez voir les russes et les indiens un de ces jours et que j'aimerai pas avoir l'air d'une conne en demandant mon chemin (ou en demandant l'hôpital le plus proche à cause d'une indigestion).
Réalisables, j'vous dit...

En écoute : "Death or Glory" - The Clash
(Pic by KK+ on Flickr)
jeudi 17 décembre 2009
Celle qui avait vécu la Grève
Mardi, j'ai réussi à me traîner hors de ma tannière -ma maison - avec un courage qui n'appartient qu'à moi. Deux écharpes, un manteau boutonné jusqu'aux yeux, une paire de gant et deux paires de chaussettes + Dr Martens plus tard, je suis passé à la médiathèque ainsi qu'à la Poste avant de courir (ahah) jusqu'à la fac où m'attendait mon cours de socio-que-j'aime-parce-que-le-prof-est-trop-sympa-et-même-que-c'est-intéressant-sans-rigoler. Et comme ce prof, dont je ne connais pas le nom et que nous appellerons Cheveux Grisonnants pour nous comprendre, c'est trop une bonne pâte et qu'il voyait qu'on se pelait les noix que nous ne possédons pas, il nous a laissé filer à 17h35. Une vraie crème, j'vous dit.
Ben si j'avais su ce qui allait se passer, j'vous jure que je ne serai pas sorti de ma grotte !
Je me hâte vers le métro, vite, vite, la maison, me dis-je dans ma tête. Quand soudain, mon pas se ralentit en voyant beaucoup de monde amassé devant le métropolitain. Mais que se passe-t-il, osais-je demander en balayant rapidement l'idée saugrenue qu'il pourrait y avoir une grève. Comprenez, je suis fatiguée, j'ai froid, je veux mon lit et ma soupe, le métro marchait très bien à 15h, peuvent pas faire grève ! Ben si.
Les bâtaaaards !, crie-je à l'intérieur de mon petit être. Nooooon, pleurniche-je encore. Solution de secours : le bus 13 qui doit me mener jusqu'aux Arènes. Puis de là je prends le 14 et hop!, je suis à la gare routière pour prendre mon bus. Fingers in the nose. Un brin confiante, je me dirige vers l'arrêt.
Aaaaah !, crie-je de nouveau en voyant quelques 500 personnes attroupées sur le trottoir, sous l'abri bus et même sur la route. Un bus 13 arrive. Cohue générale ! On se bouscule, on hurle, on se dispute, on se croirait un peu un jour de soldes chez Jennyfer sauf que là, y'a des mecs et ils sont féroces en plus. Je reste ainsi prostrée pendant plus d'une demi-heure, transie de froid (limite que mon nez tombe) pendant que 3 bus me passe devant et que les fous furieux se jettent sur les portes quitte à se faire prendre en sandwich, on aurait dit un mauvais remake de Land of the Dead. Le 4ème, je fais comme tout le monde, je pousse, j'en ai ras le cul, je devrai déja être en partance pour mon petit ville rural entrain de lire mon Elizabeth George.
Je monte, je suis libre !! J'ai presque envie de narguer ceux qui sont encore dehors mais je ne le fais pas parce que je suis bien élevée et que je me soucie de mon prochain (dans la limite du raisonnable). Je suis collée à d'autres personnes, c'est cool, on se tient chaud. Ce que j'aime bien dans ce genre de situation de merde, c'est que les gens ne font pas QUE râler. En fait, ils sont tellement à bout de nerfs qu'un rien les fait rire. J'ai choisi le bus le plus pourri (eh oui sinon c'est pas rigoloooo !) qui met 5mn avant de partir parce que les portes marchent plus, qui s'arrête tous les 200m et qui cale. Ouais, la lose mais j'en rigole avec mes compagnes de galère que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Oh ! Un bus n°13 nous dépasse ! Oh ! Encore un autre ! : "Tu crois qu'ils font une course de bus ?". Le bus cale, le chauffeur ne redémarre pas : "Il a fait un arrêt cardiaque ou quoi ?" - "Est-ce qu'il y a un chauffeur dans le bus ?!". Le feu passe au vert, on n'avance pas. "C'EST VEEERT !!". Un gosse tousse (crache ses tripes en fait), regards affolés dans la foule : "Demain on est tous malade !" - "La mère nous a affirmée qu'elle n'avait pas la grippe A". Coup de téléphone : "Ouais, ch'uis dans le bus là... Ouais on a 2km encore. Je devrais être là dans une demi heure". Tellement de monde que les vitres sont embuées : "Ils pourraient pas arrêter de respirer qu'on puisse voir où on est ?!".
Bref, après moultes péripéties, arrivée aux Arènes à 19h15. Heureusement ma maman a eu la grande bonté de venir me chercher pas loin. J'étais au chaud à 20h20. C'est un bon timing depuis 17h35, non ?
N'empêche, on est tous tombé d'accord, si on tombe sur un membre de Tisséo (la compagnie de transport de Toulouse), on le bute ! Et on regardera pas s'il était en grève ou pas !
A écouter : "Oh Lord ! When ? How ?" - The HivesA voir : Twilight 2 New Moon (ouiiii)
jeudi 10 décembre 2009
Celle qui voyait arriver Noel

dimanche 29 novembre 2009
Celle qui voyait les microbes partout
N'empêche que tout cette psychose véhiculée par les médias, ça finit par rendre (un peu) parano les plus braves d'entre nous. Ici, moi.
J'y pense pas 24h/24, hein, je continue à vivre quand même (quel mauvais jeu de mot, même pas fait exprès en plus). Mais bon, maintenant, je regarde d'un oeil critique, sévère et noir les personne susceptibles de me filer leurs microbes. Le pire, c'est dans le métro. A la base déja, j'aime pas le métro, fait toujours trop chaud, trop humide et ça pue. Et en plus faut s'accrocher à des barres glissantes touchées par des millions de mains hasardeuses. Mais là, c'est carrément l'horreur parce que des centaines de gens toussent, se mouchent et éternuent sans mettre la main ou le coude ou le mouchoir devant la bouche (et en plus, c'est rtès souvent dirigé vers vous). MAIS VOUS AVEZ PAS ECOUTE CE QU'A DIT LE MINISTERE DE LA SANTE ??!, ai-je envie de leur hurler (mais pas trop parce qu'après ça fait bobo la gorge). Rhaaa ! Bref, maintenant, c'est clair, je ne respire plus que par le nez, impossible d'ouvrir la bouche (j'ai apprit étant jeune [...] que les poils du nez retenaient les microbes et toutes les merdes qu'il y a dans l'air. Le corps humain est fascinant). Y'a aussi les gens dans la rue, dans les magasins, dans les cinés et les bus, les restos et la gare !... Comme disait mon ami Jean-Paul S. : "L'Homme est un loup pour l'homme".
Mais enfin desfois, toute cette prévention, ça frise l'indécence. Bon ok, faut se laver les mains après chaque mouchage, on a comprit. Mais de là à mettre des pancartes dans le métro ou le bus justement, c'est peut-être un peu abusé, non ? Tout le monde a la tv. C'est presque devenu un refrain : "C'était un message du Ministère de la Santé". Et même jusqu'à la fac on vient nous sermonner ! Vu sur une porte de classe : "En raison de virus de grippe ou de toutes maladies saisonnières [MENTEURS ! VOUS PARLEZ DE LA GRIPPE AAAAA !], nous vous prions de respecter une distance d'1m entre vous et le personnel". Griffonné en bas "Portez des masques !!"... AU-SE-COURS !
Moi je vous le dit, si on doit clamser de quelque chose, ça sera pas à cause de la grippe ou de l'explosion de la Terre, nan, nan, ça sera de peur.
Et tout ça, c'est à cause des mexicains !
A écouter : Interpol - "The Heinrich Maneuver"A voir : 2012
mercredi 18 novembre 2009
Celle qui voulait se muscler
A écouter : "Children of the Revolution" - T-Rex vendredi 13 novembre 2009
Celle qui n'aimait plus Julia Roberts
J'ai eu un déclic soudain. Dans tous ces films, Julia Roberts joue avec un canon. J'ai commencé à lister et ça a été comme l'hécatombe dans ma tête. Elle a pu jouer, embrasser, parler et plus si affinités avec tous les acteurs les plus beaux du monde ! Mais c'est injuste ! Hugh Grant (Coup de Foudre à Notting Hill), Clive Owen (Duplicity), Jude Law (Closer), John Cusack-mon-dieu-mon-mari-du-mois-de-novembre-conasse-je-te-hais ! (Couple de stars), Richard Gere (Pretty Woman, George Clooney (Ocean's eleven), Brad Pitt (Le Mexicain),... Bon, point positif, elle n'a pas eu Johnny Depp, ni Robert Pattinson. Si jamais ça arrive, elle devra mourir.
Julia Roberts m'énerve aussi parce qu'elle a toujours des rôles de gentille. Elle est compréhensive (Ma meilleure ennemie), sympa (Friends), combative (Erin Brokovitch), en avance sur son temps (Le sourire de Mona Lisa), intelligente (L'affaire Pélican),...
Et surtout Julia m'insupporte parce qu'elle est toujours jolie. On dirait qu'elle vieillit pas. Tiré à quatre épingles en tailleurs Chanel ou destroy en pull mohair violet et bas de survêt gris, elle irradie. Rousse, blonde, frisé, coupe au carré, maquillage ou pas, elle est belle. Ch'ais pas moi, cette fille n'a besoin de rien pour qu'on lui dise qu'elle est canon. Et ça, ça m'énerve parce que moi si je porte un survêt et pas de maquillage, on dirait que je suis malade.
Bon sur ce, je m'en vais voir "Tout le monde dit I love you"... On va bien voir si elle se tape un beau mec et si elle est belle et intelligente (once again) ! Tsss...
P.s : Elle a une grande bouche quand même.
P.s 2 : C'est quand qu'elle arrête sa carrière ?
P.s 3 : Elle aurait quand même pu choisir pour ses gosses des prénoms plus portables que Phinnaeus Walter, Hazel Patricia et Henry Daniel. En fait, je suis sûre qu'elle ne voulait pas qu'ils réussissent comme elle. Je vous l'avais dit que je l'aimais pas !
A écouter : "Run" - Broadcast 2000A lire : "And I don't want to live this life" par Deborah Spungen, la mère de Nancy. Peut-être le seul livre qui m'ait fait pleurer. Très beau même si elle pense que c'est Sid qui l'a tué...
All in English, lads !
samedi 7 novembre 2009
Celle qui était overbooked
Tout d'abord, lundi 26 octobre, c'était la rentrée à la fac. Je n'avais que 2h de cours certes mais j'ai quand même trouvé le moyen de me tromper de salle (pour ma défense, sachez qu'on m'a induit en erreur). Bref, j'ai écouté pendant 2h un cours assomant sur la naissance de l'écriture, les idéogrammes chinois et le calendrier indien qui se termine en 2012. Pourquoi je ne suis pas parti ? Parce que je pensais que c'était peut-être de la socio... Que celui qui ne s'est jamais trompé me jette la première pierre !
Puis mardi (27. Suivez, bon sang !), j'ai commencé mon stage théorique du BAFA. J'ai rencontré plein de gens sympas, j'ai bien ri, me suis bien amusée, j'ai apprit des chansons pour les gosses - parfois incompréhensibles - (maké toumé toumé papa maké toumé toumé pa), des jeux aussi, j'ai écouté attentivement les formateurs qui étaient très intéressants et marrants, je me suis désinhibé... Et en fait, j'ai apprit qu'animateur, c'était un bon vrai métier que tout le monde rabaisse alors qu'au final, il a une très grande importance et surtout une énorme responsabilité. Je ne vous raconte même pas tout ce que j'ai pu écrire sur les règles de sécurité (morale, affective et physique)... Mais tout ça était super hard quand même parce que c'était quasiment du 10h non-stop, voire 11h les jours de veillée. Bref, je n'habitais presque plus chez moi et ma nouvelle famille s'appellait Dounia, Dexter, Mathieu, Marianne, Jennyfer, Coralie...
Et malheureusement, jeudi 5 (novembre, vous suivez ?), la fac est venue reprendre ses droits. Et c'est comme ça que j'ai (re)commencé à ingurgité des sommes astronomiques de dates, de pensées, d'evènements en histoire et en sociologie. Heureusement, j'ai des profs sympas. Celui d'histoire est plein d'entrain, tellement qu'en TD il me postillonne dessus. Enfin, j'ai déja deux textes à lire sur l'absentéisme à la fac (...), un exposé sur la révolution des transports sans compter les cours que je n'ai pas encore suivi. Vendredi, par chance, je n'ai pas cours et je peux rester tranquille dans mon dodo pendant qu'il pleut dehors. Sauf hier où j'ai du me rendre à un rdv professionnel...
Enfin, c'est le week-end et je vais en profiter. N'empêche qu'il me tarde les vacances de Noel, tiens. Histoire de me rappeller comment ça fait de rien faire de stressant de ses journées...
A écouter : Tire swing - Kimya Dawson
A voir : Austin Powers
vendredi 23 octobre 2009
Celle qui était nébuleuse (paraît que c'est un synonyme de "timide"... cherchez pas à comprendre, va !)
Non mais disons que quand je ne connais pas, je me fait passer pour une sauvage car je ne parle pas (ou si peu !). En fait, j'écoute et je vois si la personne est intéressante, marrante et si elle me met à l'aise. Sinon, vous pouvez toujours courir pour que j'ouvre la bouche.
Donc forcément avec les mecs, c'est pas toujours facile pour moi. Malgré toutes les (re)marques encourageantes qui me font (re)ssentir que je ne suis pas un cageot, j'ai du mal. Pauvre fille.
On m'a mainte fois rabattu les oreilles sur le site "Adopte un mec" alors j'ai fini par m'inscrire. Je cherche pas l'amour de ma vie, je cherche même pas de relation (parce que figurez-vous que pour l'instant, j'aime mon statut de jeune célibataire), c'est juste pour voir...
Bondieudecacatoutpuissant, en moins de 24h, j'avais atteint les 3000 points. Pour les non-initiés, ça veut dire qu'on m'a lancé des "charmes" (qui utilise encore ce mot de nos jours ? "Je te charme, chérie !"), qu'on m'a envoyé des mails et tout ça. Mouahahah, j'ai la côte ! Mis à part la flatterie de mon égo (il a gonflé le bougre !), j'ai rencontré des gens supers intéressants.
Et vu que je suis timide, là, j'ai plus de facilité à leur parler, à poser des questions (Tu couches le premier soir ? Tu as un lit deux places ? Je peux passer chez toi ?... Rhaaa, c'est bon, je plaisaaante !).
Bon et vous savez quoi, avec tout ça, j'ai plein de rencards (sont mignons en plus): je dois aller boire un verre avec Machin, à un concert avec Bidule, voir des répéts chez Truc, X m'a donné son numéro de portable... Je dois avouer aussi que j'ai eu un boulet, je voudrai pas faire la fille qui se vante trop, c'était Lapinou (je vous jure qu'il s'appelle comme ça) et c'était un facho. Rien que ça. Fallait bien que je tombe sur un connard.
Alors là, vous allez me poser la question fatale à savoir si je vais faire acte de présence à ces rdv parce qu'après tout c'était le thème de mon article : la libération du joug (oui, je parle bien) de la timidité. Ben figurez-vous que je me tâte encore... Le virtuel, c'est bien beau, la réalité c'est autre chose ! Et si je disais que des bêtises ? Et si je trébuchais ? Et si je me coinçais un morceau de salade dans les dents ou que je me faisais une moustache avec mon lait au chocolat ? Et si je rigolais trop (dû à la nervosité, je ne suis pas une mongolienne) ? Bon et je ne vais pas m'accabler de toutes les tares... Et si EUX ne me plaisaient pas ?
Mais d'ailleurs, pourquoi est-ce que je me pose toutes ces questions ? J'ai pas dit que j'étais bien en jeune célibataire ? La question de ma timidité ne se pose plus alors ! Ahah !
En écoute : "Good old-fashioned lover boy" - Queen
A voir : La Proposition (film coup de coeur avec Sandra Bullock et Ryan Reynold)
dimanche 18 octobre 2009
Celle qui avait passé une très bonne soirée
C’est ainsi que vendredi, après nous être racontées nos vies passionnantes, nous sommes allées au sacro Saint des Seins, THE bar rock de Toulouse (OH YEAAAH !). Je passerai le fait que nous avons bu un demi grenadine, que nous avons continués à faire les pipelettes avec la sono assourdissante, que nous nous sommes mortellement ennuyées pendant la première partie (le mauvais rockab’, c’est nul, surtout avec un masque SM, des têtes de poupées embrochées et scalpées et une bure avec des lettres clignotantes), que j’avais atrocement envie de faire pipi mais que j’avais peur de laisser ma place… Non, je ne vous en parlerai pas.
Enfin, The Thermals est arrivé (même si j’avais déjà entraperçu Hutch-mon-mari-du-mois-d’octobre et le batteur avant qu’ils ne montent sur la petite scène). Que dire de ce concert sinon que c’était purement et simplement rock’roll. Pas de superflu, de l’énergie à revendre et un humour décapant que j’aime d'amour. "Returning to the fold", "I hold the sound", "I let it go", "Pillar of salt", "A passing feeling", "Test pattern", "I might need you to kill", "We were sick"... sont enchaînées en un battement de cil (ou deux). On n’a pas le temps de reprendre son souffle que déjà on est à la moitié de la set-list. [En fait, ce n'est pas tellement qu'ils jouent à la Ramones (une chanson = 1 minute), c'est surtout que c'est tellement bon que ça passe à une allure folle]. Hutch s’arrête, se regarde dans la dizaine de miroir accrochée derrière la scène et se recoiffe en déclarant que c’est cool. Kathy s’approche de son ampli et voila un bon larsen qui fait mal aux oreilles mais qui électrise tout le monde. Et Hutch en rajoute une couche ! Un "Bonsoir Toulouse !" est lancé. On transpire, on pogotte, on reprend en chœur, on est bien et ça se sent. Je m’époumone sur « Here’s your future », je crie sur « No culture icons », je m’égosille sur « It’s trivia », je m’évanouis presque sur « St Rosa and the swallows » (ma préférée). On sent la fin approcher, je veux plus les laisser partir. Hutch et Kathy se regardent en jouant, ils sourient à tout le monde, ils s'amusent, Lorin (le batteur) est à fond et ils saluent la foule. On se sent tellement proche d’eux (dans tous les sens du terme) que c’est presque comme si on faisait partie du groupe (moi, je serai au triangle parce que je suis nullle à la guitare). Et voilà « Now we can see », la dernière, la première que j’ai découverte d’eux, bêtement en plus. Je me sens triste en les voyant partir et en entendant des « Thank you so much » avec l’accent amerloque. Mais ils ont un tel succés dans le petit bar qu’ils reviennent pour deux autres chansons et c’est reparti pour la folie, les têtes qui se balancent, les bouches qui crient, les mains qui tapent. Encore ! Encore ! Non. C’est fini. Goodbye Hutch, Kathy et Lorin, le concert aura été excellent. P.S : J'ai récupéré un porte monnaie remplit de médiators et le bracelet en éponge de Kathy sur scène. Je suis LA groupie.
Koko et moi décidons de rester encore un peu. Et si on devait résumer cette fin de soirée, ça serait : danse sur la scène - gars relous - chaleur - prof de droit trop mignon - peuple - froid glacial de la nuit - Judy et Anne (ou Anna ?) - AC/DC - « Can’t touch this » - Kiiiiss !
Mais vraiment, si je devais choisir un seul mot, ça serait LOVE. Ouais, love pour tout, love pour Koko, love pour The Thermals, love pour Hutch, love pour l’ambiance… love is all around ! Mais il fait plus hippie que rock'n'roll ce mot...

A voir : Myspace The Thermals
Et bientôt en exclu mondiale, mes vidéos et photos sur Youtube. Vive moi !